PS-Verts: « Un grand désordre qui ne présage rien de bon pour le pays »

François Bayrou, a estimé, à propos des derniers rebondissements du feuilleton entre le PS et les Verts, que ce « grand désordre ne présage de rien de bon pour le pays » qui a besoin au contraire « d’une vision et d’une approche sérieuse » pour le sortir de la crise, mercredi 23 novembre.

« Tout cela montre un très grand désordre, une très grande confusion », a estimé le futur candidat à l’élection présidentielle, après la démission du porte-parole d’Eva Joly, Yannick Jadot.

« Ce qui est frappant dans ce désordre, c’est que l’on voit bien qu’il n’y a pas de majorité pour le pays », a-t-il ajouté en pointant le décalage entre l’importance de la crise qui frappe la France et les querelles entre socialistes et écologistes.

« Tout le monde voit bien quelle est la situation économique du pays. Et, alors qu’il faudrait une réponse solide, coordonnée, sérieuse, on se retrouve au contraire avec un incroyable désordre », a-t-il insisté.

« Ce n’est pas très rassurant pour l’avenir et cela montre qu’il faut à tout prix une approche différente de ces négociations entre partis, avec des candidats qui disent exactement le contraire de ce que l’appareil du parti négocie et signe. Tout cela n’est pas sérieux », a-t-il dénoncé.

Pour le président du Mouvement Démocrate, « ce brouillage perpétuel, incohérent, montre que tous ces gens ne pourront pas gouverner ensemble ». « La situation exige une approche et une politique de courage, de solidité et l’on voit que c’est le contraire qui se met en place, avec des accords signés sur un coin de table et détruits le lendemain simplement parce que les candidats sont en désaccord avec les partis qu’ils représentent et que les partis sont en désaccord entre eux », a-t-il résumé.

« Et l’on voit bien aussi ici combien la question de l’indépendance est précieuse car quand vous dépendez d’accords électoraux, vous ne pouvez pas exprimer votre vision et vous êtes obligés de négocier ce que vous pensez pour la présidentielle. Alors, vous abandonnez l’essentiel qui est la cohérence, la ligne, la solidité », a-t-il fait valoir en se félicitant du choix de l’indépendance fait par son parti.

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