Sylvie Goulard : pourquoi j’ai voté pour Jean-Claude Juncker

Au nom de la démocratie 

Son parti est arrivé en tête aux élections européennes. Nous avions dit aux électeurs que leur choix serait décisif. Nous tenons parole, même s’il ne s’agit pas de notre candidat. Nous l’avons auditionné et avons exprimé des priorités, par exemple en matière de droits fondamentaux, de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, ou encore d’économie, dont il a tenu compte dans son programme

En Anglais https://drive.google.com/file/d/0B1c9AAnPO87JZEctN1RRWDBJek0/edit?usp=sharing

En Français https://drive.google.com/file/d/0B1c9AAnPO87JdVlpem80blFXSmc/edit?usp=sharing

Au nom de l’esprit communautaire

Jean-Claude Juncker connaît les institutions européennes et comprend leur originalité : le rôle de la Commission tient à son droit d’initiative et à sa place au centre du jeu, entre les États grands et petits, fondateurs ou plus récemment membres de l’UE, du Nord et du Sud. Il a l’expérience des interdépendances complexes.

Au nom de l’économie sociale de marché

Ce concept, inscrit dans les traités, méconnu en France, est équilibré. J’approuve sa volonté d’appliquer les règles visant à permettre la réduction du déficit public et de la dette, comme je soutiens ses propositions d’accroître l’investissement et de développer le potentiel du marché unique numérique. L’ensemble du groupe ALDE attachera une grande importance à ce point, au fil des cinq années à venir. Contester les règles ne mène à rien, les compléter est essentiel.

Jean-Claude Juncker propose deux innovations qui me tiennent tout particulièrement à cœur : un budget de la zone euro ainsi qu’une représentation extérieure de l’Union économique et monétaire.

Le vote d’aujourd’hui est une première étape dans la constitution de la nouvelle équipe qui va diriger l’Europe à l’avenir

Les prochaines échéances consisteront, pour le Parlement européen, à auditionner les candidats commissaires puis à voter, au Parlement européen, sur l’ensemble de la Commission (à l’automne).

Cette institution est un collège ; les dérives présidentielles des dernières années ne devraient pas être perpétuées.

Enfin, le Conseil européen désignera son Président qui, à la fin de l’année, succèdera à Herman Van Rompuy mais celui-ci n’est pas responsable devant le Parlement.

Tout au long du mandat, il appartient au Parlement européen d’exercer un contrôle sur la Commission européenne et nous avons l’intention d’utiliser pleinement ce droit.

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